En repensant à la Coupe du Monde de la FIFA 2026, une chose est sûre : les stars ont répondu présentes. Et quand je parle de « stars », je ne fais pas uniquement référence aux joueurs. Je pense aussi à Keyne Yamal, le petit frère de Lamine Yamal, à Lumumba Vea, le célèbre super-supporter de la RDC, ou encore aux impressionnantes célébrations synchronisées des Vikings norvégiens.
Bien sûr, les véritables vedettes du ballon rond n’ont pas déçu non plus. Impossible d’oublier Quiñones, l’attaquant mexicain qui a illuminé la compétition dès le match d’ouverture. Et que dire de la course au Soulier d’Or, restée indécise jusqu’à la finale ? À 39 ans, Lionel Messi s’est battu jusqu’au bout face à Harry Kane, Jude Bellingham et l’inévitable Kylian Mbappé.
Au terme de ce tournoi, l’Espagne a soulevé le trophée le plus convoité du football mondial, en faisant preuve d’une maîtrise, d’un collectif et d’une maturité qui inspireront sans aucun doute la prochaine génération de supporters, que ce soit dans les tribunes ou devant leur télévision.
France - Espagne. Une lente agonie.
C’est exactement ce que j’ai ressenti en tant que supporter inconditionnel des Bleus.
Avant cette finale, la France possédait probablement l’attaque la plus redoutable de la compétition. « KyKy » partageait la tête du classement des buteurs avec la légende argentine Lionel Messi. Michael Olise avait émerveillé tout le monde par la qualité de ses passes décisives. Barcola et Doué avaient eux aussi trouvé le chemin des filets à plusieurs reprises, tandis que le Ballon d’Or Ousmane Dembélé avait marqué les esprits grâce à un triplé mémorable face à la Norvège.
Tous les voyants étaient au vert. Les supporters français avaient toutes les raisons de croire en leur équipe et en une qualification pour la finale.
Mais qui pouvait réellement arrêter cette Espagne ?
Comme face au Portugal de Cristiano Ronaldo ou à la Belgique de Kevin De Bruyne, la Roja a livré une nouvelle démonstration de courage, de discipline et de maîtrise collective. Les Espagnols ont complètement neutralisé les offensives françaises. Oyarzabal a ouvert le score dans les vingt premières minutes sur un penalty incontestable, avant que Pedro Porro, le latéral de Tottenham, ne fasse le break dès le début de la seconde période.
Dans un autre univers, peut-être que l’histoire aurait été différente.
Quoi qu’il en soit, cette Coupe du Monde nous aura offert trente-neuf jours d’émotions à l’état pur. Les supporters en sont la meilleure preuve. Les paris sportifs se sont multipliés ; un célèbre rappeur canadien a même tenté sa chance sur la finale… et disons simplement que tout ne s’est pas passé comme prévu.
S’il restait encore des personnes qui doutaient de la beauté des Cap-Verdiens, cette Coupe du Monde les aura définitivement convaincues. Impossible de détourner les yeux de cette équipe. Les supporters ghanéens, eux, ont encore fait parler d’eux avec leur célèbre homme de « juju », son rituel et sa fameuse poudre blanche, que beaucoup estiment avoir porté chance aux Black Stars dans les derniers instants de leur rencontre face au Panama.
Pour certains, la Coupe du Monde représentait bien plus qu’un simple tournoi. C’était une thérapie. Une excuse pour retrouver les copains. Une occasion de partager un verre, d’enfiler son plus beau maillot ou, tout simplement, de vivre tout cela à la fois.
Je peux en témoigner.
Après tout, quoi de mieux que de retrouver ses amis pour regarder un match uniquement dans l’espoir de voir l’équipe adverse perdre ? C’est aussi ça, la beauté du football. Ou alors de
retrouver ses copines, chacune vêtue du maillot de son équipe favorite, pour vivre ensemble une soirée de football mémorable.
Pourtant, au-delà de l’ambiance, c’est surtout le spectacle sur le terrain qui nous a tenus en haleine.
La phase de groupes nous a offert des buts exceptionnels signés Kylian Mbappé, Thapelo Maseko pour les Bafana Bafana ou encore Matheus Cunha avec le Brésil. Puis sont arrivées les phases à élimination directe, où l’expérience et la résilience ont fait toute la différence, avec Rodri en véritable chef d’orchestre de la Roja.
La finale n’a peut-être pas été la plus prolifique en buts, mais elle restera comme une immense démonstration collective de l’Espagne, portée également par des performances individuelles remarquables.
Nous avons aussi assisté à un autre moment fort du tournoi : Vozinha, quarante ans, a tenu tête à l’Espagne de Pedri en réalisant huit arrêts décisifs pour permettre au Cap-Vert de décrocher un précieux match nul, avant de briller une nouvelle fois face à l’Argentine de Lionel Messi.
Cette Coupe du Monde marque peut-être aussi la fin d’une époque. Cristiano Ronaldo, Neymar Jr, Lionel Messi, James Rodríguez ou encore Guillermo Ochoa semblent avoir disputé leur dernier Mondial.
Oui… vous pleurez, moi aussi.
Mais chaque fin annonce un nouveau départ.
Ce tournoi nous a surtout permis d’entrevoir les nations qui pourraient bien dominer le football mondial d’ici 2030 au Portugal. Je pense notamment à la Norvège de Martin Ødegaard et au Maroc d’Achraf Hakimi, deux sélections qui ont prouvé qu’elles avaient désormais leur place parmi les plus grandes.
Alors, l’Espagne réussira-t-elle un doublé historique ? Une autre puissance mondiale reprendra-t-elle sa couronne ? Ou assisterons-nous à l’éclosion d’un outsider capable de créer la plus belle surprise de la prochaine Coupe du Monde ?
Une chose est certaine : rendez-vous en 2030.
Ecrit par Adrian Munzala