Génération Z, j’espère que vous allez bien.
Mais soyons honnêtes… ce n’est pas le cas.
Vous portez le poids du chômage malgré vos diplômes.
Vous avez les compétences, les qualifications, mais pas les connexions. Pas de piston, pas de “main tendue”.
Alors vous doutez. De vous-mêmes, de votre place dans ce pays, de votre avenir.
Et peu à peu, le sentiment d’appartenance disparaît.
Vous êtes étouffés par des politiques fiscales injustes, qui pressent jusqu’à la dernière goutte les maigres revenus que vous gagnez à la sueur de votre front.
Oui, cette colère est légitime.
Oui, vous avez le droit de parler.
Car il arrive un moment où se taire devient une trahison — et nous en sommes proches.
Vous êtes une génération éveillée.
Une génération qui ne se définit plus par des divisions artificielles, mais par des valeurs : justice, responsabilité, équité.
Vous vivez à l’ère de l’information, où un simple smartphone peut faire trembler les puissants, malgré leurs armures de corruption.
On dit que la plume est plus forte que l’épée.
Mais aujourd’hui, vous faites face à des hommes armés, impulsifs, nourris par la violence et l’intimidation.
Des hommes qui ne comprennent qu’un seul langage.
Le terrain est inégal.
Ce combat ne peut pas se gagner là où ils sont les plus forts.
Le système auquel vous faites face est hypocrite : des discours doux, des mains tachées de sang.
Cette année seulement, 16 d’entre vous ont perdu la vie, et plus de 300 ont été blessés.
D’autres, avant eux, ont tout sacrifié pour la même cause.
Leur combat ne doit pas être vain.
La meilleure manière de leur rendre hommage, c’est d’atteindre l’objectif pour lequel ils se sont battus : un pays plus juste.
Vous savez exactement ce que vous refusez : des taxes sans représentation, des lois sans consultation, un pouvoir sans responsabilité.
Vous luttez pour survivre pendant que certains affichent leur richesse sans honte.
Pendant que vous empruntez pour manger, eux exhibent montres et costumes de luxe.
Et le système vous écrase encore davantage : payer pour prouver que vous n’êtes pas corrompus, rembourser des prêts sans emploi, présenter des certificats que l’administration met des mois à délivrer.
C’est une absurdité. Une injustice. Une humiliation.
Mais malgré tout… l’espoir existe.
Oui, le système est brisé.
Oui, il vous pousse vers des choix dangereux.
Oui, il vous prive même d’accès à la santé, pendant que des milliards disparaissent sans explication.
Et pourtant, ce n’est pas une fatalité.
Aujourd’hui, vous êtes en colère.
Vous êtes prêts à descendre dans la rue, à tout brûler.
Mais réfléchissez.
Face à un pouvoir prêt à vous réduire au silence par la force, la rue devient un piège.
Ils préfèrent vous briser plutôt que vous écouter.
Alors soyez stratégiques.
Transformez votre colère en pouvoir.
Gardez-la pour les urnes.
Car c’est là que le rapport de force change réellement.
Nous subissons tous le même système.
Certains pensent y échapper, bercés par des illusions ou quelques privilèges.
Mais un jour, la réalité les rattrapera.
Et ce jour-là, vous saurez que vous aviez raison.
Le chemin vers la justice est semé d’obstacles.
Mais il mène quelque part.
Alors ne brûlez pas.
Ne vous abaissez pas.
Ne gaspillez pas votre énergie dans des actions qui ne feront que vous affaiblir.
Restez lucides.
Restez unis.
Et surtout… gardez votre colère pour les urnes.